Afrique future

La main-d'œuvre future de l'Afrique dépend des compétences cultivées aujourd'hui.

Près des trois quarts de la population kényane a moins de 35 ans. La transformation numérique génère de nouvelles formes d'emploi, mais le fossé des compétences numériques risque de transformer le potentiel des jeunes en écart d'opportunités. Des entreprises comme Safaricom comblent ce fossé grâce à des formations gratuites.

Ce qui s'est passé

Au Kenya, Yusuf, 24 ans, n'a pas pu entrer à l'université en raison de difficultés économiques. Il a acheté un smartphone, passant de la dépendance aux motos-taxis à livreur via des plateformes numériques, effectuant désormais 30 livraisons par jour. La technologie et les plateformes numériques ont non seulement transformé ses moyens de subsistance, mais ont également élargi ses horizons d'opportunités. Cette histoire coïncide avec la Journée mondiale des compétences des jeunes 2023, dont le thème est « Les compétences créent un avenir partagé ».

La logique sous-jacente de l'événement

Le Kenya possède l'une des structures démographiques les plus jeunes au monde : près des trois quarts des citoyens ont moins de 35 ans. Cela représente un énorme dividende démographique, mais aussi un défi : si les jeunes n'ont pas accès à des appareils abordables, à un internet fiable et à des compétences tournées vers l'avenir, la fracture numérique d'aujourd'hui deviendra la fracture des opportunités de demain. Fawzia Ali, directrice générale des activités grand public chez Safaricom, souligne que la technologie n'a de valeur que lorsqu'elle crée des opportunités. C'est pourquoi Safaricom, en partenariat avec AWS et Microsoft, a lancé des centres de compétences numériques proposant des formations gratuites en intelligence artificielle et en cloud computing ; parallèlement, des programmes comme « Safaricom Hook » et « Future Citizens » étendent la couverture de l'apprentissage numérique.

Importance pour le développement local

Le développement des compétences numériques chez les jeunes a un impact direct sur la qualité de l'emploi et la transformation industrielle. Le Kenya accélère sa transition numérique, mais de nombreux jeunes manquent de compétences techniques, entrepreneuriales et de résolution de problèmes adaptées à une économie en rapide mutation. Le cas de Yusuf montre que même un accès numérique de base peut considérablement améliorer la productivité. Si cette approche est déployée à grande échelle, elle pourrait atténuer le chômage des jeunes et favoriser la transition de l'économie informelle vers une économie formalisée et basée sur les plateformes. De plus, la formation aux compétences peut renforcer la compétitivité des entreprises locales dans les secteurs à forte intensité technologique, créant ainsi des conditions propices à l'attraction d'investissements étrangers dans les technologies de l'information et la logistique.

Impact sur le développement régional

Les pays d'Afrique de l'Est sont généralement confrontés au paradoxe d'une population jeune en pleine expansion et d'un sous-emploi. Le modèle kenyan de développement des compétences numériques — partenariats public-privé, cours en ligne gratuits — est reproductible. Si les pays voisins adoptent des approches similaires, cela pourrait stimuler l'intégration de l'économie numérique régionale et promouvoir le commerce électronique transfrontalier ainsi que l'externalisation de services à distance. Par exemple, les jeunes de Tanzanie et d'Ouganda, en suivant les cours d'IA du Kenya, pourraient participer à la division régionale du travail au sein des chaînes de valeur.

Impact potentiel à 5-15 ans

La compétitivité future du Kenya ne dépendra pas de la technologie elle-même, mais de sa capacité à offrir à chaque jeune les compétences, la connectivité et les opportunités nécessaires pour s'épanouir dans un monde numérique. D'ici 2035, si le fossé des compétences chez les jeunes se réduit, le Kenya pourrait devenir un centre africain d'exportation de services numériques, créant des millions d'emplois à haute valeur ajoutée. À l'inverse, un déficit de compétences transformerait le dividende démographique en pression sociale. Selon une étude de la Banque mondiale, chaque augmentation de 10 % de la diffusion des compétences numériques peut accroître le taux de croissance du PIB de 1 à 2 points de pourcentage. L'histoire de Yusuf pourrait devenir un point clé dans le récit de la croissance kenyane de la prochaine décennie : elle marque la transition d'une main-d'œuvre peu qualifiée vers des travailleurs habilités par le numérique — un changement irréversible dans la trajectoire de développement à long terme de l'Afrique.*Cet article est rédigé sur la base d'une analyse d'une chronique publiée dans Business Daily par Fawzia Ali, directrice de l'activité clients de Safaricom.*

Note locale sur les sources · africadevnews

africadevnews replace cette note dans Africa Development News suit les infrastructures africaines, la transition energetique, le developpement re.... les Liens sources doivent être ouverts avant de reprendre le résumé; Briefing Afrique / Politiques et documents publics / Briefing quotidien explique l'angle éditorial local. dates, noms et changements de statut restent à vérifier.

Source links

  1. https://www.businessdailyafrica.com/bd/opinion-analysis/columnists/why-future-of-our-workforce-depends-on-skills-we-build-today-5533442Primary

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